Le Falcon 9 tient la cadence
Le dimanche 20 juillet 2026, à 14h36 UTC, un lanceur Falcon 9 de SpaceX a quitté la rampe 4E de la base aérienne de Vandenberg, en Californie, à destination de l'orbite basse terrestre. À son bord : 24 nouveaux satellites pour la constellation Starlink, dans le cadre de la mission baptisée Starlink 17-39. Ce tir représente le 85e lancement réalisé par SpaceX depuis le début de l'année 2026, un rythme qui dépasse de loin celui de n'importe quel autre opérateur au monde.
Le premier étage du lanceur, fidèle au programme de réutilisation intensif de SpaceX, a effectué son retour contrôlé pour un atterrissage sur drone. Ce type de récupération est désormais si routinier que chaque tir réussi consolide davantage la viabilité économique du modèle. La constellation Starlink compte aujourd'hui plusieurs milliers de satellites actifs, et SpaceX ne montre aucun signe de ralentissement dans ses cadences de déploiement.
Starship : l'abort de Flight 13 et la suite
En parallèle de cette activité soutenue sur Falcon 9, les regards se tournent vers Boca Chica, au Texas, où Starship prépare une nouvelle tentative après l'abandon du vol 13 la semaine précédente. SpaceX n'a pas encore communiqué les raisons précises ayant conduit à l'interruption de la procédure de lancement, ni la date exacte de la prochaine fenêtre. Les équipes travaillent à identifier la cause du problème, et un nouveau créneau devrait être annoncé prochainement, sous réserve d'obtenir les autorisations nécessaires de la Federal Aviation Administration.
Starship reste le programme le plus ambitieux de SpaceX : ce méga-lanceur entièrement réutilisable, composé du premier étage Super Heavy et du vaisseau Starship proprement dit, est conçu pour acheminer de lourdes charges utiles vers la Lune, Mars, et au-delà. La NASA y a notamment recours comme véhicule d'alunissage dans le cadre du programme Artemis. Chaque vol d'essai est donc scruté bien au-delà de la communauté NewSpace.
Un calendrier de lancements chargé à l'échelle mondiale
La semaine du 20 juillet 2026 ne se résume pas aux seules activités de SpaceX. Plusieurs lanceurs chinois figurent également au programme, reflétant la montée en puissance de l'industrie spatiale de la République populaire de Chine. La CNSA et ses partenaires industriels maintiennent eux aussi un rythme de lancements élevé, avec des missions couvrant aussi bien le déploiement de constellations commerciales que des missions institutionnelles.
Ce contexte global illustre une tendance de fond : l'accès à l'espace n'est plus le monopole de quelques grandes agences nationales. La diversification des acteurs — américains, chinois, européens, indiens — accélère, et le nombre total de tirs annuels à l'échelle mondiale atteint des niveaux sans précédent historique.
Pour SpaceX, la priorité à court terme reste double : maintenir la fiabilité du Falcon 9 tout en faisant voler Starship avec succès. Ces deux objectifs, loin d'être contradictoires, se nourrissent mutuellement : les revenus générés par Falcon 9 et Starlink financent directement le développement du futur lanceur.


