Un Falcon 9 de retour sur le pas de tir à Vandenberg
Après un premier compte à rebours interrompu, SpaceX a remis en ordre de marche son Falcon 9 pour tenter à nouveau le lancement de la mission Starlink 17-39 depuis le complexe 4E de la Vandenberg Space Force Base, en Californie. Le décollage était programmé à 7h43 heure du Pacifique, soit 14h43 UTC. Il s'agissait du 85e lancement de l'année pour le lanceur Falcon 9, un chiffre qui illustre la pression industrielle à laquelle SpaceX se soumet volontairement pour maintenir la constellation Starlink en expansion permanente.
Ce vol, comme ses prédécesseurs récents, avait pour objectif de placer un nouveau lot de satellites en orbite basse, contribuant à densifier le maillage du réseau haut débit de SpaceX. Le profil de mission depuis Vandenberg permet d'atteindre des inclinaisons orbitales plus élevées que depuis Cap Canaveral, desservant ainsi des latitudes plus septentrionales ou méridionales. La récupération du premier étage était également au programme, conformément à la routine désormais bien rodée de l'entreprise.
Starship Flight 13 : un abandon et une nouvelle fenêtre à définir
En parallèle, l'attention d'une partie de la communauté spatiale reste focalisée sur Starship. La tentative de lancement du Flight 13, prévue la semaine précédente depuis la base de Boca Chica au Texas, avait été abandonnée peu avant l'heure H, sans que SpaceX ne communique immédiatement les causes précises de cet arrêt automatique. De telles interruptions en phase terminale du compte à rebours ne sont pas inhabituelles pour un système aussi complexe : elles peuvent résulter d'une anomalie de pression, d'un capteur hors tolérance ou d'une condition météorologique non conforme.
Selon les informations disponibles au moment de la publication, SpaceX travaillait à l'établissement d'une nouvelle fenêtre de lancement pour Starship Flight 13. Aucune date ferme n'avait encore été confirmée officiellement. Ce vol représente une étape supplémentaire dans le programme de qualification du méga-lanceur, dont la NASA attend des démonstrations concluantes pour le programme Artemis, notamment la mission HLS de livraison d'astronautes sur la Lune.
Une semaine de lancements internationaux chargée
La fenêtre de la semaine du 20 juillet 2026 ne se limitait pas aux seules activités de SpaceX. Des lanceurs chinois étaient également attendus sur leurs pas de tir respectifs, poursuivant la montée en cadence de l'industrie spatiale de la République populaire. La CNSA et ses partenaires industriels, dont CASC, ont sensiblement accéléré leur rythme opérationnel ces dernières années, rivalisant en nombre de tentatives annuelles avec les acteurs occidentaux.
Cette densité de l'agenda mondial illustre une réalité désormais bien établie : l'accès à l'orbite n'est plus le privilège de quelques nations, et la compétition entre opérateurs publics et privés structure chaque semaine le calendrier des lancements à l'échelle planétaire.
Pour Starship, chaque nouvelle tentative sera scrutée avec une attention particulière. Le programme a déjà accompli des percées significatives lors des vols précédents, mais la voie vers une qualification opérationnelle complète reste jalonnée d'étapes à franchir, les unes techniques, les autres réglementaires.


